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Publié le 15 Septembre 2014

 

L’impact du Stress sur notre Organisme

 

 

Les stress   existe sur terre depuis l’apparition des espèces vivantes, il est nécessaire à la survie des espèces. En effet, le stress est la réponse, la réaction du corps aux différentes agressions physiques ou psychologiques. Le Corps se prépare au combat.

Le stress n’est donc pas un ennemi. Au cours des dernières décennies, c’est la nature des agents stressants et l’attitude de l’homme face au stress (capacité de l’homme à donner une réponse adaptée) qui pose un problème.

La nature des agents stressants est variable :

-          L’environnement : climat, luminosité, pollution, confinement, promiscuité,…

-          La vie privée : problèmes de santé, soucis familiaux, conflits, changements, problèmes financiers,…

-          La vie professionnelle : la pression, le transport, les conditions de travail difficiles, le manque de reconnaissance,…

-          Les stresseurs psychologiques : les conflits, la solitude, l’image de soi, le manque de confiance, les idées négatives, les idées parasites,…

Que ces facteurs soient conscients (famille, travail, santé) ou bien inconscients [Nos croyances (famille, travail, santé,…) et notre imaginaire (estime de soi, confiance vis-à-vis des autres, capacité à prendre sa place,…)], ils engendrent des émotions : la peur, la colère, la tristesse, l’angoisse, la joie. Il est intéressant de souligner que le mot « stress » en anglais signifie « pression émotionnelle ».

Prenons deux exemples afin d’illustrer  l’impact des émotions sur le stress :

Exemple 1 : Les hommes de la préhistoire chassaient le mammouth pour survivre.

L’agent stressant = la chasse au mammouth, et l’émotion = la peur de mourir = le corps s’adaptait (afin de faire face à cette agression) puis il retrouvait la stabilité. 

 

 

 

 

Nos préoccupations actuelles sont souvent bien différentes, et nous nous laissons envahir par nos émotions.

Exemple 2 : un homme d’affaire qui prend la parole en public

L’agent stressant = la prise de parole en public, et l’émotion associée = la peur de ne pas être à la hauteur.

Si à ce stade, l’homme d’affaire passe sous le contrôle de ses émotions : je suis nul, je ne vais pas y arriver…, il n’est plus maître de ses réactions, il n’a plus la capacité de réfléchir, de réagir, plus de retour à la stabilité, le corps se prépare au combat en permanence. 

 

 

 

 

A ce stade, le cerveau limbique qui gère nos émotions va gérer nos pensées au détriment du Cortex (raisonnement, traitement de l’information) et du cerveau reptilien (satisfaction des besoins essentiels comme se nourrir, se défendre).

Les émotions salvatrices du début de l’histoire de l’homme se sont retournées maintenant contre lui.

 

Quelle attitude devons-nous adopter face à un agent stressant ?

La première question que l’on doit se poser : « Est-ce que ma vie est en danger ? »

Cette question permet une prise de recul qui peut permettre une réaction plus adaptée du corps.

Nous avons deux manières de réagir face à un agent stressant : soit nous adoptons une réaction positive, soit une réaction négative.

Exemple : « Le taxi n’arrive pas, je vais être en retard à mon examen »

Réaction positive : le stress laisse peut de traces physiologiques et psychologiques, je me sens renforcé

-          Qu’est ce que je me dis ? : aucune importance je pars en bus

-          Quel est mon comportement ? : j’appelle la station pour activer le taxi

-          Qu’est ce que je ressens : je suis à l’écoute de es émotions, je vais me calmer pour reprendre mes esprits

 

Réaction négative : émotions négatives, sentiment d’inefficacité, pensée négative, culpabilité, anticipation de l’échec.

-          Qu’est ce que je me dis ? : je n’y arriverai jamais

-          Quel est mon comportement ? : je rentre chez moi = fuite

-          Qu’est ce que je ressens : je ne suis pas à l’écoute de mes émotions qui m’envahissent

La résolution de la situation dépend donc de notre capacité à prendre du recul. L’homme doit adapter sa réponse en fonction de l’intensité et de la durée du stress.

 

Quels sont les 3 phases du stress ou « Syndrome général d’adaptation » ?

 

Les 3 phases sont : la phase d’alarme, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

La phase d’alarme : c’est une réponse à un stress ponctuel, une réaction rapide donc nerveuse permet au corps d’agir rapidement.  Nous sécrétons de l’adrénaline qui va avoir un impact sur nos organes et permettre au corps de réagir. Exemple : je traverse la rue, j’entends un klaxon, une réaction nerveuse me permet de reculer.

La phase de résistance : C’est une réponse à un stress répété, réaction plus lente donc hormonale : le corps sécrète du cortisol. Le système glandulaire vient en aide au système nerveux pour faire face à un stress permanent.

La phase d’épuisement : excès de cortisol, nos réserves glandulaires et nerveuses sont épuisées : dépression, burn-out.

Quel est l’impact de l’adrénaline et du cortisol sur notre corps ?

Lors d’un stress les cellules nécessitent davantage d’énergie. L’adrénaline a pour objectif d’apporter des nutriments et de l’O2 aux cellules du corps pour faire face à un stress.Le cortisol est un anti-inflammatoire naturel. En cas de stress répété, le corps en sécrète pour ne pas que nous ressentions de douleur. Cependant, il diminue la réponse immunitaire.

 

Le cœur : le rythme cardiaque s’accélère, le muscle cardiaque est appelé à se contracter pus rapidement pour apporter plus de sang aux muscles et aux cellules. Le cœur peut s’emballer et s’épuiser.

 

Les vaisseaux sanguins  et le sang : la pression artérielle augmente pour activer la circulation du sang et fournir davantage d’O2 et de nutriments  aux muscles et cellules. Le cortisol va augmenter le taux de sucre, de protéines et de graisses dans le sang = risque d’hypertension, de dépôts de graisses au niveau des vaisseaux (plaque d’athérome) et de durcissement des artères.

L’organisme produit plus d’agents coagulants au cas où une blessure se produirait : épaississement du sang et risque d’accidents vasculaires cérébraux.

 Les vaisseaux sanguins de la peau se contractent dans le but de réduire les saignements pouvant résulter des blessures, la peau est moins bien nourrie : acné, psoriasis, eczéma.

Les poumons : le rythme respiratoire est accentué sous l’effet du stress dans le but d’apporter plus d’O2 aux muscles en action : risque d’hyperventilation, étourdissement, asthme.

Le système digestif : la digestion ralentit ou s’arrête, on ne peut pas digérer normalement : problème de nutrition, d’assimilation.

Les reins : ils reçoivent moins de sang car ils ne sont pas essentiels au combat et que le corps va privilégier les organes dont il a besoin pour lutter. Les reins filtrent donc moins bien et l’élimination des déchets se fait moins bien.

Le système immunitaire : l’organisme sous l’effet du cortisol se défend moins bien. Le corps est plus sensible aux troubles viraux comme l’herpès, et aux réactions allergiques. Le système immunitaire trop occupé à lutter contre le stress ne s’occupe plus du corps.

Le système reproducteur : le stress peut supprimer la production d’hormones sexuelles et abaisser la libido. Il peut aggraver les symptômes liés aux syndromes prémenstruels et à la ménopause.

Las facultés mentales : le stress réduit considérablement l’efficacité de l’ensemble des facultés mentales, de la concentration ; le stress affecte la mémoire et le raisonnement, il rend plus distrait, plus indécis.

Les fonctions nerveuses : le stress accentue les états d’anxiété, d’angoisse et de dépression. Il favorise l’insomnie, les troubles du sommeil. Il nuit à la capacité de se relaxer et engendre des tensions musculaires.

 

Comment mieux gérer son stress ?

 

En naturopathie, nous considérons l’être humain dans sa globalité. Je considère la personne dans son ensemble, et je ne focalise pas sur un symptôme.  L’être humain n’est pas juste une somme d’organes, mais une globalité physique, émotionnelle, psychique, énergétique et sociale.

Pour mieux gérer son stress, il est important de tenir compte de plusieurs éléments et notamment de sa morphologie. Chez certaines personnes le système nerveux prédomine et pour d’autres, c’est le système glandulaire qui prédomine.

Dans tous les cas, pour mieux gérer son stress il est important :

1-      D’avoir une alimentation adaptée : en apportant des éléments vitaux essentiels à l’organisme, en supprimant  ou diminuant les excitants (café, tabac) et les additifs alimentaires.

2-      De combler les carences en vitamines, oligoéléments, minéraux

3-      De s’assurer que l‘élimination est suffisante : nous devons nous débarrasser des éléments toxiques pour notre corps (intestins, reins).

4-      De pratiquer une activité physique régulière pour favoriser les échanges dans le corps et l’élimination.

5-      De dormir suffisamment et se reposer : respecter le repos diurne, phase d’élimination, de réparation des cellules et de recharge d’énergie.

6-      De libérer les énergies pour permettre le bon fonctionnement des systèmes nerveux et glandulaire :

  1. Se relaxer (bains chauds, relaxation, exercices physiques)
  2. Amener l’énergie jusqu’aux organes, elle peut être bloquée : réflexologie
  3. Se recharger : contact avec la nature, respiration
  4. Se libérer des idées parasites (psychologie)
  5. Positiver

 

 

Il est important d’être à l’écoute de ses ressentis et de son corps. Notre corps est intelligent et il nous envoie souvent des signaux que nous n’écoutons pas. Se recentrer sur soi nous permet de savoir ce qui est bon pour nous, pour notre corps de prendre du recul et nous ne nous laissons pas envahir par nos émotions.

 

Felicidade Teixeira
Sophrologue-Naturopathe

 

 

 

L'impact du stress sur notre organisme

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Rédigé par Felicidade Teixeira

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